Direction artistique

Jeu clownesque, interdisciplinarité, improvisation et écriture
  • Le jeu clownesque : le Clown, auteur de l’instant, incarnation de l’humanité toute entière, inspirant une pratique basée sur l’intensité jeu, l’émotion du personnage, le rapport direct au public, l’écriture personnelle;

« Dans un temps où la norme est à l’ordre du jour, où la tolérance est sans cesse à rappeler, le clown permet de valoriser l’excès, la faille, la différence et les grains de folie qui font l’humanité de chacun. » Gilles Defacques.

  • La pluridisciplinarité, l’interdisciplinarité : le Clown comme angle de vue, à la rencontre des autres disciplines : chant, musique, danse, cirque, poésie et aussi les pratiques somatiques, …croiser, faire dialoguer, se confronter les disciplines, s’enrichir de leur différence, en tirer la sève commune.
  • La Transversalité : privilégier l’approche transversale dans les projets, la rencontre et le point de vue d’ateurs de disciplines différentes pour croiser les l’angles de vue sur le sujet
  • L’improvisation  comme un jeu dans l’instant,  comme performance ou comme voie vers l’écriture mais aussi comme faculté d’adaptation aux différentes situations. Compétence indispensable dans le contexte actuel.

 « Il faut du chaos en soi pour enfanter une étoile dansante.» Nietzsche.

« Improviser, c’est s’improviser, c’est une relation à soi, à l’autre, à l’inconnu de soi en scène, une quête de présent, un saut dans l’ignorance, bien loin des certitudes et des conventions, une pratique qui met le spectateur en action. L’improvisation c’est la vie…

Dans l’improvisé, qu’est-ce qu’on vise ? Qui parle? J’improvise, je vise quoi ? Je vis l’impropre, l’impromptu, l’imprévu, l’imprévisible. Et c’est quoi l’impromptu, l’imprévisible ? C’est ce qui vous trahit, c’est peut-être l’inconscient, je ne sais pas comment on peut l’appeler, mais c’est surtout parce qu’on l’a voulu, c’est ce qui est advenu. Alors, se mettre dans cet état-là pour qu’il advienne quelque chose qui vous dépasse, qui vous contourne, qui vous évite, et qui vous traque.» Extraits de Bernard Lubat. Uzeste 2012.

  • L’écriture : une écriture organique, issue de l’improvisation de l’acteur clown et revue selon les intentions de l’auteur-clown. Un aller retour incessant de la table au plateau. Mais aussi l’écriture comme outil de prise de conscience, de clarification et d’analyse : écrire les projets, les compte rendus, les bilans. Et enfin l’écriture poétique !